Info sûreté · 22.06.2026

Plan Vigipirate 2026 :
ce que les ERP à Rennes doivent savoir

Depuis le 22 juin 2026, la France applique un nouveau plan Vigipirate. Pour les responsables d'établissements recevant du public à Rennes et en Bretagne, c'est le moment de remettre à jour consignes, affichages et réflexes.

Ce qui change vraiment

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale a refondu le dispositif. L'ancienne échelle laisse place à trois stades d'alerte, matérialisés par trois logogrammes officiels.

Logogramme Vigipirate Vigilance
Niveau 1
Vigilance
Le niveau d'alerte initial, permanent sur tout le territoire.
Logogramme Vigipirate Vigilance renforcée
Niveau 2 · en vigueur
Vigilance renforcée
Le niveau intermédiaire, posture actuelle été-automne 2026.
Logogramme Vigipirate Alerte attentat
Niveau 3
Alerte attentat
Le niveau sommital, activable 12 jours renouvelables sur décision du Premier ministre.
Positionnement national actuel : vigilance renforcée

Le plan se recentre sur la menace terroriste, le volet cyber relevant désormais du PDSN, le plan de défense et de sécurité nationale. Il compte 249 mesures réparties entre un socle permanent et des mesures additionnelles, et s'accompagne d'un document public, « Faire Face Ensemble ».

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Vigilance renforcée

Posture été-automne 2026, en vigueur depuis le 22 juin. Priorités affichées : lutte contre la menace drones, sécurité des zones d'affluence et des sites touristiques, protection des bâtiments publics.

Obligation ou recommandation ?

Le point à ne pas confondre. Dans le plan, certaines mesures ont un caractère obligatoire prévu par la loi, les autres relèvent des bonnes pratiques recommandées. Pour la plupart des ERP privés, l'essentiel relève de ces bonnes pratiques fortement encouragées. Les obligations légales dures visent surtout les opérateurs d'importance vitale, ou les mesures imposées par le préfet. Voici ce que le plan attend de vous.

  • Décliner Vigipirate dans un plan de sûreté propre à votre site.
  • Un système d'alerte distinct de l'alarme incendie : la réaction attendue n'est pas la même.
  • Analyser vos vulnérabilités, sensibiliser et entraîner vos équipes.
  • Afficher le bon logogramme à jour aux entrées et points de contrôle, comme le demandent les préfectures.

Comment préparer votre établissement

Le document officiel consacre une partie entière aux directeurs et responsables de sites accueillant du public. Voici la démarche, dans l'ordre, telle que le plan la recommande.

ÉTAPE 01

Tisser un réseau de sûreté

Établir le contact avec le préfet, le maire et les référents sûreté de la police et de la gendarmerie, qui évaluent la menace et conseillent vos mesures.

ÉTAPE 02

Analyser vos vulnérabilités

Identifier en quoi le site peut être une cible, ses points faibles physiques et les modes d'action possibles, y compris la menace interne.

ÉTAPE 03

Écrire un plan de sûreté

Fixer qui fait quoi en cas de menace ou d'attaque, et le faire connaître de chaque collaborateur. C'est le cœur du dispositif.

ÉTAPE 04

Mettre en place une alerte

Un système d'alerte distinct de l'alarme incendie, centralisé et décentralisé, connu de tous et testé régulièrement.

ÉTAPE 05

Sensibiliser et former

Informer les équipes sur la menace et les bons réflexes (s'échapper, se cacher, alerter), ainsi que sur la procédure de signalement des comportements suspects.

ÉTAPE 06

Réaliser des exercices

Des exercices progressifs, du rappel des consignes à la mise en situation, suivis d'un retour d'expérience qui améliore les procédures.

Le cadre juridique, en clair

Vigipirate n'est pas une loi publiée au Journal officiel : c'est un plan gouvernemental, validé par le Premier ministre et piloté par le SGDSN. Sa partie publique, « Faire Face Ensemble », est accessible à tous ; une autre partie reste classifiée. Son cadre d'analyse repose sur la directive générale interministérielle n°320 du 23 janvier 2023. Sur le plan pénal, l'article 421-1 du code pénal définit l'acte de terrorisme comme une infraction intentionnellement en relation avec une entreprise ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur.

Sécuriser et former, à Rennes et en Bretagne

Audit de sûreté, rédaction de votre plan de sûreté, formation de vos équipes. Opérateurs de sécurité sur le terrain, formateurs au quotidien. Faites le point avant la haute saison.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui change avec le plan Vigipirate 2026 ?

Depuis le 22 juin 2026, trois stades remplacent l'ancienne échelle : vigilance, vigilance renforcée et alerte attentat. Le plan se recentre sur le terrorisme, le volet cyber relevant du PDSN, et le stade le plus élevé est limité à 12 jours renouvelables.

Le plan Vigipirate est-il publié au Journal officiel ?

Non. Vigipirate n'est pas une loi : c'est un plan gouvernemental validé par le Premier ministre et diffusé par le SGDSN. Sa partie publique, le document Faire Face Ensemble, est accessible à tous, et son cadre d'analyse repose sur la directive générale interministérielle n°320. Une partie du plan reste classifiée.

Suis-je obligé d'afficher le logogramme dans mon ERP ?

Dans le cadre de la posture en vigueur, les préfectures demandent aux ERP d'afficher le logogramme correspondant au niveau actuel, aujourd'hui vigilance renforcée, aux entrées et points de contrôle. Vérifiez les instructions de la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Un plan de sûreté est-il obligatoire pour un ERP ?

Pour la plupart des ERP privés, il est fortement recommandé plutôt qu'imposé. Les obligations légales visent surtout les opérateurs d'importance vitale, ou les mesures décidées par le préfet.

À quel niveau Vigipirate sommes-nous en 2026 ?

La France est au stade vigilance renforcée pour la posture été-automne 2026, en vigueur depuis le 22 juin 2026.

Sources officielles

Retour en haut